L'INTERVENTION :
Anesthésie : Il est obligatoire de faire une consultation d’anesthésie pré-opératoire.
Cette intervention s’effectue parfois sous anesthésie locale ou sous neurolept-analgésie + anesthésie locale en cas de petite lipoaspiration.
Elle peut aussi se réaliser sous anesthésie générale ou péridurale selon le nombre de localisations et l’étendue de celles-ci.
Il faut éviter de prendre des médicaments anticoagulants comme l’aspirine, dans les jours précédant l’intervention pour limiter les ecchymoses.
L'OPERATION :
Elle dure entre ½ heure et 1h30 selon le nombre de localisations.
On injecte dans les zones à traiter un mélange de:
Sérum glacé + Xylocaïne + Adrénaline, pour faciliter l’aspiration des adipocytes et limiter les hématomes. Ce mélange va aussi servir d’anesthésie locale.
La lipoaspiration consiste en l’introduction d’une canule à bout arrondi de petit diamètre, de 3 à 5mm, qui permet l’aspiration non traumatique des cellules graisseuses (adipocytes) ainsi que la création de tunnels répartis de façon harmonieuse. C’est la rétraction progressive de ces tunnels qui donnera le résultat.
La canule est introduite par une très courte incision, de préférence dans une zone dissimulée ou un pli naturel. C’est une intervention qui n’a donc pratiquement pas de rançon cicatricielle.
Le principe de la lipoaspiration moderne est d’utiliser des canules de plus en plus fines, en particulier dans les graisses superficielles. On parle de "micro lipoaspiration". En plus de corriger les reliefs, la micro lipoaspiration permet d’améliorer l’aspect de la peau, le phénomène de « peau d’orange » ou de capiton.
La quantité de cellules graisseuses aspirée va dépendre essentiellement de la tonicité de la peau et du type de localisation :
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Plus la peau est tonique plus son pouvoir de rétraction est important, plus l’aspiration peut être importante.
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Certaines localisations ont une meilleure rétraction de la peau que d’autres (ex : les hanches ou la culotte de cheval sont souvent de meilleures localisations que la face interne des cuisses).
Le chirurgien apprécie pendant l’opération le pouvoir de rétraction de la peau et doit savoir arrêter son geste lorsque celui-ci atteint son maximum.Une aspiration excessive sur une zone de peau peu tonique peut entraîner des imperfections, comme des phénomènes de vagues.
Une gaine compressive est mise en place à la fin de l’opération au bloc opératoire.
La durée de l’hospitalisation est variable en fonction des zones traitées et du nombre de localisations. En règle générale il n’y a pas d’hospitalisation s’il y a une anésthésie locale ou une neurolept analgésie+locale. Par contre elle est de 24h en cas de liposuccion importante.
LES SUITES POST-OPERATOIRES :
Les suites opératoires vont dépendre de l’importance de la lipoaspiration, c’est à dire du nombre de localisations et de la quantité de graisse aspirée.
Il existe des ecchymoses (bleus) qui s’estompent en deux semaines environ.
L’oedème (gonflement) est beaucoup plus long à se résorber. C’est pour cette raison que le résultat de la lipoaspiration n’est pas visible immédiatement. Il commence à apparaître vers la deuxième ou troisième semaine. Le résultat définitif se situe vers le troisième ou quatrième mois.
Pour accélérer la résorption de l’oedème il faut porter une gaine compressive pendant un mois, nuit et jour les quinze premiers jours. On peut également prescrire des drainages lymphatiques qui aideront à l’évacuer .
On peut déambuler normalement après l’intervention, la douleur étant combattue à l’aide d’antalgiques . La lipoaspiration moderne grâce à l’utilisation micro canules a réduit de façon importante les douleurs post-opératoires.
Il faut éviter le sport et l’exposition solaire intensive pendant un mois.
COMPLICATIONS LIEES A LA LIPOASPIRATION :
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Petites imperfections qui peuvent faire l’objet de retouches au bout de six mois, en général sous anesthésie locale (aspiration insuffisante, petite asymétrie, petite irrégularité de la peau).
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Imperfections plus importantes, phénomène de vagues, tôle ondulée, sont plus difficiles à corriger. Elles sont le fait d’aspirations trop agressives sur des peaux peu toniques.
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Infections : elles sont rarissimes et combattues par des antibiotiques systématiquement prescrits pendant et après l’opération.
COMPLICATIONS GENERALES :
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liées à l’anesthésie
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liées au patient (ex: phlébite...)
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