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CHIRURGIE ESTHETIQUE - SEINS - AUGMENTATION PAR PROTHESES

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Chirurgie esthetique des seins
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Dans nos Sociétés où le sein est le symbole de l’identité sexuelle féminine, la demande d’augmentation mammaire pour de petits seins devient de plus en plus importante.
C’est une des interventions les plus pratiquées en chirurgie de la silhouette et elle donne dans une majorité des cas beaucoup de satisfactions. Elle a fait l’objet d’importantes améliorations techniques depuis plusieurs années, les matériaux utilisés pour les prothèses mammaires étant de mieux en mieux tolérés.
Elle reste la seule méthode pour augmenter les seins de façon permanente et stable car aucun traitement médical n’est efficace (médicaments où crèmes).


LA CONSULTATION :

L’interrogatoire précisera l’âge de la patiente, l’existence de grossesses antérieures avec ou sans allaitement, une éventuelle perte de poids importante.
Il est bien sûr fondamental d’apprécier la motivation de la patiente et l’importance du complexe.

L’examen clinique précisera le type d’hypotrophie mammaire :

  • Petits seins apparus dès la puberté dûs à un faible développement de la glande et très souvent source d’un mal-être important, ou

  • Diminution de la glande à la suite de grossesses avec allaitements éventuels ou après un amaigrissement très important.

  • On appréciera l’aspect de la peau qui ne doit pas être trop distendue (en cas de chute du sein trop importante ou ptose mammaire, il est parfois nécessaire de retendre la peau avec des cicatrices plus importantes).

    Lors de la consultation, le chirurgien choisira en accord avec sa patiente la technique et le type de prothèses le mieux adapté.

    Le choix de la prothèse :
    Le type de la prothèse : Toutes les prothèses sont formées d’une enveloppe en silicone élastique (élastomère semi-rigide). La surface peut-être lisse ou texturée (surface granuleuse qui semble donner une meilleure tolérance de la prothèse).

    Elles contiennent :

  • Soit du sérum physiologique
  • Soit du gel de silicone.
  • Actuellement, ces 2 types de prothèses sont autorisées en France.

    Après une période d’interdiction de 5 ans, les prothèses pré-remplies de gel sont à nouveau ré-autorisées depuis 2 ans. Des enquêtes aux Etats Unis et en France ont été menées sur des milliers de patientes porteuses de prothèses contenant du gel de silicone et ont conclu à l’innocuité de ces implants. Les implants pré-remplis de gel de silicone ont la préférence de la plupart des Chirurgiens Plasticiens car ils donnent un résultat plus naturel, une consistance plus proche d’un sein normal. Les prothèses remplies de sérum physioplogique présentent le risque de dégonflement parfois brutal et le risque d’apparition de plis inesthétiques.

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    Implants mammaires

    Le volume et la forme seront soigneusement établis en fonction du désir de la patiente. Des mesures seront donc réalisées (largeur du thorax, des épaules) afin de choisir une prothèse en harmonie avec la reste de la silhouette.
    Il vaut mieux éviter des demandes déraisonnables de prothèses trop volumineuses, le résultat étant alors plus artificiel et le poids de la prothèse représentant alors un handicap.
    La base de l’implant et la projection seront donc choisis. Il existe une gamme très large de prothèses :

    3 SHEMAS Profil haut Profil bas forme anatomique

    Enfin seront établis en consultation la situation de la prothèse par rapport à la glande et au muscle pectoral et le choix de la voie d’abord (position des cicatrices).
    Des photos de face, de profil et de ¾ seront réalisées.
    Une mammographie est souvent prescrite surtout à partir de 35 ans.
    Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention avec examens de sang habituels.


    L'INTERVENTION :

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    Avant l’anesthésie, le chirurgien dessine l’emplacement des cicatrices et les limites de la loge pour l’emplacement de la prothèse, en particulier par rapport au sillon sous mammaire.
    L’anesthésie générale dure entre 1 heure et 1 heure 30.
    Des antibiotiques sont prescrits systématiquement dans la perfusion pendant l’intervention.
    La patiente est opérée en position semi-assise pour permettre un meilleur positionnement des implants.
    L’installation est réalisée dans des conditions d’asepsie rigoureuse comme pour toute intervention prothétique.

    Les incisions :

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               Incision aréolaire                        Incision axillaire              Incision sillon sous-mammaire


    La prothèse peut-être introduite par une courte incision. La discrétion de la cicatrice constitue un des gros avantages de cette intervention.

    L’intervention consiste à créer une loge, soit derrière la glande lorsque la patiente présente un volume de glande suffisant, soit derrière le muscle chez les patientes présentant une peau très mince avec très peu de glande pour protéger la prothèse.

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    Prothèse : position retro-glandulaire          Prothèse : position retro-pectoral
    (derrière la glande)                                  (derrière le muscle)


    Un drainage est très souvent mis en place pour limiter le risque d’hématome autour de la prothèse.
    Un pansement compressif est gardé pendant environ 48 heures pour bien positionner les prothèses et éviter tout déplacement, surtout si celles-ci sont plaçées derrière le muscle.

    LES SUITES POST-OPERATOIRES :

    - A court terme :
    Elles sont en général simples.
    L’hospitalisation dure de 24 H à 48 H.
    Des antalgiques pour limiter la douleur sont administrés par voie veineuse.
    Les suites opératoires peuvent être parfois douloureuses les tous premiers jours, surtout si l’implant est situé derrière le muscle (une prothèse de volume modéré derrière la glande est peu douloureuse).
    Avant la sortie, on procède à l’ablation des drains et du pansement compressif.
    Il existe alors souvent du gonflement (oedème) et des bleus.
    Ce n’est donc pas l’aspect définitif des seins qui sont alors un peu trop « pigeonnants ».
    L’oedème va considérablement diminuer les 2 premières semaines et la mise en place définitive se situe à peu près au 2e mois (Les seins ont alors retrouvé une souplesse naturelle).
    Les soins post-opératoires sont très simples à réaliser étant donné la discrétion des cicatrices et un soutien-gorge assurant une bonne contention sera porté pendant environ 2 à 3 semaines.
    L’ablation des fils est totalement indolore et se situe vers le 10e jour.
    Un arrêt de travail est conseillé pendant environ 8 à 10 jours selon l’activité professionnelle.
    Des massages sont parfois préconisés vers la 2e, 3e semaine pour garder la souplesse de la prothèse.
    Quelques précautions sont nécessaires :

  • Eviter l’élévation des bras et de porter des charges lourdes pendant les premières semaines.
  • Eviter les sports violents pendant 2 à 3 mois.
  • - A long terme :

  • On peut reprendre toutes les activités sportives, prendre l’avion et faire de la plongée sans problème.
  • Lors d’une grossesse ultérieure, l’allaitement est tout à fait possible, l’implant étant plaçé au minimum derrière la glande.
  • Les prothèses mammaires n’empêchent absolument pas la surveillance radiologique de la glande . La patiente doit simplement le signaler au radiologique qui pourra utiliser certaines techniques adaptées (mammographies numérisées, echographies)
  • Il est bon de préciser que les implants ne favorisent en rien l’apparition du cancer du sein (ceux-ci sont même utilisés en chirurgie réparatrice du sein après ablation pour cancer).
  • Les implants mammaires ne sont pas définitifs et un changement est à prévoir tous les 10 – 15 ans à peu près mais il n’y a pas de règle.
    Rarement une complication peut amener le Chirurgien à remplacer l’implant plus précocement (coque, dégonflement). L’intervention de changement est simple car la loge de la prothèse est déjà réalisée.
  • Le plus important à long terme est d’avoir une surveillance régulière par son Chirurgien au moins une fois par an avec d’éventuels examens complémentaires. (mammographies).
  • LES COMPLICATIONS :

    Elles sont rares, l’intervention étant de mieux en mieux maîtrisée.

    a) Les complications générales communes à toute intervention :

  • Infections tout à fait exceptionnelles combattues par l’antibiothérapie per et post-opératoire.
  • L’hématome, souvent évité par le drainage qui peut nécessiter une réintervention sans conséquence sur le plan esthétique.
  • Problèmes rares de cicatrisation.
  • b) Les complications liées à l’implant mammaire :

  • La coque fibreuse correspond à une intolérance de la prothèse. Tout implant mammaire s’entoure d’une fine membranne appelée capsule qui en général reste souple et ne modifie ni la forme, ni le toucher du sein. Dans de très rares cas, cette capsule peut devenir plus rigide, plus épaisse et moins souple. Elle entraîne alors un durcissement des seins dans les premiers stades de coque et parfois une modification de la forme du sein qui prend un aspect moins naturel ( le sein a tendance à s’arrondir).
    Une coque peu importante où la forme du sein reste correcte ne justifie pas toujours une réintervention.
    Lorsque la coque devient trop gênante (déformation du sein), une réintervention est possible avec mise à plat de la coque, débridement du tissu fibreux excessif pour redonner de la souplesse à la loge (capsulotomie). Le risque de refabriquer une coque devient alors moins important mais il n’est pas nul. Cet inconvénient est totalement imprévisible. Il peut survenir la première année, mais parfois plus tardivement.
    La formation d’une coque a été considérablement réduite grâce aux nouveaux implants, en particulier à surface texturée (elle concerne moins de 5 % des cas).

  • Le dégonflement est surtout propre aux prothèses en sérum physiologique, il est dû parfois à un défaut de fabrication ou à l’ancienneté de la prothèse. Il entraîne un remplacement de l’implant.

  • La formation de plis ou de vaques peuvent se voir surtout avec les prothèses pré-remplies de sérum physiologique et chez des patientes minces à peau fine.
    Les prothèses en gel de silicone de meilleure consistance minimise beaucoup ce problème de plis.

  • Les asymétries des seins :
    La symétrie parfaite n’est pas toujours possible, surtout en cas d’asymétrie pré-existante. De petites asymétries ne justifient absolument pas une reprise chirurgicale.

  • Les asymétries plus importantes sont rares, elles sont dûes à un mauvais positionnement ou à un déplacement secondaire de la prothèse. Elles peuvent nécessiter une reprise chirurgicale. Elles se voient surtout dans les cas de prothèses plaçées derrière le muscle.

  • Parfois des troubles de la sensibilité du sein, notamment du mammelon peuvent survenir, mais ceci de façon transitoire. La sensibilité se rétablit en général en quelques mois.

  • CONCLUSION :

    La chirurgie d’augmentation mammaire par prothèses reste une des plus belles interventions de chirurgie esthétique et donne dans la majorité des cas beaucoup de satisfaction.
    L’intervention est rapide avec une hospitalisation courte, un résultat précoce et des cicatrices discrètes.
    Les inconvénients dominés par le risque de coque deviennent de plus en plus rares avec l’amélioration des matériaux utilisés.